Chimène DENNEULIN
France
Photographie

Née en 1969
Vit et travaille à Nantes

Récemment installée à Nantes cette artiste utilise la photographie et la vidéo dans ses œuvres. Chimène Denneulin réalise des portraits même quand ceux-ci dépassent la seule représentation humaine pour offrir le portrait d’une ville, un paysage, une architecture. Elle photographie ses sujets à travers un filtre culturel qu’elle s’est constitué, s’intéressant à la rigueur, à la densité de la sculpture minimale, au plan et à la couleur propres à la peinture. Revenant sur des lieux où elle a vécu, Chimène Denneulin a réalisé des séries d’images de grandes villes comme Dakar, Bamako, Chicago, San Francisco. De son expérience en design graphique, Chimène Denneulin a retenu des matériaux, des supports mais également une prise en compte du lieu d’exposition comme un espace à composer participant à l’œuvre.
Ses réalisations sont de formes hybrides et oscillent entre documentaire, art et fiction. En usant des formes stéréo typiques du cinéma ou des médias de l’information, sa démarche artistique tente de faire remonter les épreuves des lieux et des êtres. Sans jamais montrer d’images revendicatives, le propos de l’artiste se situe souvent à la limite de l’analyse politique et sociale des banlieues urbaines.

Une quinzaine ébouriffante

Il est nécessaire de soutenir des projets artistiques et culturels aussi généreux, intelligents et importants que les TGD. La démarche de Ousmane Dia et des membres du CAP est fondamentale car elle libère la création et les frontières, dans une préoccupation exigeante de qualité artistique et de conditions d’accueil (des artistes et des spectateurs).
Réunir 12 artistes aux origines et démarches sensiblement différentes, voire divergentes pourrait sembler une gageure aux yeux de l’institution artistique traditionnelle, or il résulte des ces rencontres improbables un travail des uns et des autres enrichi et transcendé plus une formidable dynamique d’ouverture à l’autre et à la différence.
Ma démarche de travail dans le cadre du workshop fût de tenter d’investir un territoire assez fortement masculin : la bagnole. Ce n’était pas inédit car j’avais réalisé auparavant une série de portraits de voitures dans la région nantaise. Ici, j’avais envie d’explorer de nouvelles formes et supports et j’ai profité de la collaboration avec Nicolas Noverraz, sérigraphe, pour mettre en oeuvre une installation photographique dans une salle (une chambre) de la Villa Dutoit. J’aime l’idée que les femmes investissent les domaines masculins avec leurs attributs sexy telles des Amazones contemporaines.
Je remercie l'ensemble des acteurs et partenaires qui ont permis à ce workshop d'exister, le CAP pour son accueil indéfectible, Anne et Ousmane Dia pour leur formidable vitalité et leur sérieux.