Nicolas NOVERRAZ
Suisse
Peinture, sérigraphie

Après avoir obtenu son diplôme à l’Ecole technique des métiers en 1985, Nicolas Noverraz commence à peindre en 1988. En 1991, il expose pour la première fois, à Genève, des œuvres d’un style plutôt fantastique, relevant de la science-fiction, style qu’il conservera jusqu’en 1996. En 1995, il opère un revirement complet et se lance dans l’hyperréalisme urbain. Il expose ses toiles sur le thème du rail à la Maison onésienne en 1997. En 1998, il présente à Blackhawk, Genève, des nus mystiques empruntés aux thèmes des tarots, du zodiaque, des sept péchés capitaux et des quatre éléments. En 2000, il montre une exposition de toiles hyperréalistes urbaines dans un milieu industriel désaffecté, l’ancienne usine Vifor, à Genève. Entre 2001 et 2004, il expose à plusieurs reprises des sérigraphies urbaines et participe aux projets du magazine Plage, à Paris ; il est également présent avec ce projet, à Bâle, aux foires de l’art Art 34 et Art 35, en 2003 et 2004. Il conçoit une installation, La Plage, au Centre d’art en l’Ile de Genève, en 2004, et, la même année, crée des œuvres pour le bâtiment administratif de l’usine Kugler Bimétal, Genève, à l’occasion du 150e anniversaire de l’établissement. C’est également en 2004 qu’il adhère à la Société suisse des beaux-arts, section de Genève.

Nicolas Noveraz travaille sur la conscience collective en rapport à ce que l'humain rejette dans son environnement... rejets pouvant à la fois être visuellement beaux et monstrueux dans ce qu'ils représentent pour l'avenir de l'environnement.

TDG7 a été pour moi une première expérience de workshop inoubliable. Des émotions et des rencontres se sont succédées pendant ces deux semaines de ce début d’avril. En arrivant il était clair pour moi que je ne travaillerai pas seul dans mon petit coin. Non, j’avais la ferme intention d’être partout et nul part à la fois.
Je me suis ainsi retrouvé à partager avec Chimène l’atelier du 1er à droite en montant mais à gauche avant de monter au 2ème au fond du couloir… enfin celui qui donne sur la terrasse à l’ouest. Cette cohabitation c’est révélée être une composition parfaite. Participant à la fois à la réalisation d’un travail commun avec Chimène, et à la fois, au gré de rencontres, avec d’autres artistes occupant la villa.
J’ai débuté avec la «Vénus» de Philippe où il m’a plu de les multiplier en sérigraphie alors qu’il allait faire de même en moulage.
Puis je « parachutais » une autre sérigraphie (de Calmy-Rey) sur une œuvre abstraite de Caroline. Je vis avec surprise cette image dure et politique se fondre à merveille avec une peinture totalement abstraite. J’en profitais pour imprimer cette image sur la veste de Mr. Cool.
Puis Lina vint me voir pour que l’on se penche ensemble sur le problème du pigeonnier qui se trouve sur le parking de la villa, une sérigraphie féerique en sortit. Voilà Lina qui s’en allait avec les sérigraphies sous le bras pour y apporter sa touche à elle. Je jubilais… c’était exactement ce que je cherchais en venant au workshop.
Toutefois les jours passaient et je devais me rendre à l’évidence, je n’aurai pas le temps de travailler avec tout le monde. Je réalisais donc plusieurs sérigraphies de « Calmy-Rey ». Cette image, qui venait d’une première page d’un quotidien, montrait une conseillère fédérale helvétique, portant le voile lors de son voyage en Iran, elle me paraissait coller particulièrement bien avec le thème du workshop. Une fois réalisées, je distribuais ces œuvres « partielles » afin que chacun y apporte sa touche, en étant totalement libre bien entendu.
Plus tard je vis Donna et son rouleau sacré peint en rouge et les retouches précises de Kaaren. Les autres se baladent à travers le monde en attendant d’être terminées un jour… peut-être.
Heureux de l’avoir vécu et de vous avoir tous connus.